De Taksim à Paris, luttons contre le fascisme

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Le mercredi 5 Juin, Clément Méric, un militant antifasciste très actif, a été assassiné par des jeunes appartenant à un groupe fasciste. Cet assassinat survient dans un contexte où l’extrême droite, le racisme, la xénophobie se banalisent de plus en plus, grâce notamment à des politiques réactionnaires suivies depuis des années. Ce n’est pas un hasard que ces groupuscules fascistes français pullulent et deviennent agressifs à tel point qu’ils peuvent se permettre d’assassiner un militant antifasciste. D’ailleurs, la recrudescence de ces groupuscules n’est pas spécifiquement française. Partout dans le monde, de la Grèce en Allemagne en passant par l’Italie, on constate qu’ils deviennent de plus en plus menaçants et funestes. Mais les peuples luttent contre ces groupes fascistes et malheureusement des militants comme Clément Méric  sont assassinés lors de cette lutte. Nous avons aujourd’hui le devoir d’amplifier notre lutte démocratique contre ces groupuscules et assurer l’unité internationale des travailleurs et des peuples pour un monde meilleur.

Solidarité avec les peuples en lutte

Depuis plus d’une semaine, dans des dizaines de villes de Turquie le peuple lutte contre les agissements d’un gouvernement autoritaire, qui n’hésite pas à recourir à des méthodes fascisantes. La résistance populaire qui a commencé par la vive opposition à la destruction du Parc Gezi (Gezi Parkı) à Taksim pour y construire un centre commercial s’est répandue rapidement dans tout le pays. L’ampleur et l’expansion si rapide des contestations de Taksim ont montré que ce malaise social est profondément ancré et ne peut s’effacer du jour au lendemain. En effet, le gouvernement islamo-conservateur d’AKP réprime sauvagement tout mouvement de contestation depuis qu’il est au pouvoir provoquant un malaise social profond dans toute la société. Il est certes montré ici et là comme « le modèle à suivre », notamment pour les pays qui ont renversé leurs dictateurs, mais en réalité Recep Tayyip Erdogan n’a rien à envier à ces derniers. Avec les décisions et les pratiques religieuses mises en place, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, tente de diriger le pays comme un sultan autoritaire et despotique. Aujourd’hui il y a 3 morts et environ 5000 blessés chez les manifestants. Cette attitude de réprimer sauvagement toute revendication démocratique rappelle des pages sinistres de l’histoire, contre lesquelles les peuples ont payé un lourd tribut. Plus que jamais, nous devons assurer l’unité des travailleurs et la solidarité des peuples.

Le 8 juin 2013

DIDF – Fédération des Associations des travailleurs et des jeunes
DIDF-Jeunes