Soutien à Fadua Tapia !

Ces dernières années, le gouvernement du président Rafael Correa n’a cesse d’exercer une pression constante sur le mouvement social ainsi que sur ses représentants. Même si ce gouvernement se fait connaître sur la scène internationale comme étant « démocratique », « de gauche » et même « révolutionnaire », la réalité en Équateur est tout autre. Les procès politiques, les menaces, les tortures, et l’atomisation d’organisations sont la preuve qu’il y a une volonté de faire taire l’insatisfaction populaire. Ce genre de méthode n’est pas digne d’un gouvernement qui se réclame de la classe ouvrière. Ces méthodes n’ont même pas eu lieu sous gouvernance de Leon Febres Cordero, qui fut l’un des pires réactionnaires qu’a connu l’Équateur. À l’heure actuelle, il y a plus de 300 leaders syndicaux qui sont sur le point d’être jugés pour « sabotage » et « terrorisme ». Tout cela montre que protester, manifester sont des délits en Équateur alors qu’ils doivent être des droits élémentaires.
Le 8 mars dernier, la Confédération Nationale des Indignés Équatoriens (CONAIE), le Front du Peuple (composé de professeurs, d’étudiants, de comités de quartiers, de confédérations syndicales…) ainsi que des organisations progressistes ont lancé un mouvement pour dénoncer toutes ces transgressions de la démocratie. Lors de la préparation de cet événement, la police a arrêté 10 responsables qui s’étaient retrouvés pour discuter des futures actions à mener. Parmi ces 10 personnes, se trouve Fadua Elizabeth Tapia Jarrin. Elle avait participé il y a deux ans, au 22e camp international antifasciste et anti-impérialiste de la jeunesse organisé en Turquie, auquel DIDF avait aussi participé. Après leurs interpellations, ils ont été retenus durant 6 heures sans motifs et n’ont pas eu le droit d’appeler leurs proches. Pendant ces six heures, la police a eu le temps de créer de toutes pièces de faux documents pour accuser les protagonistes de «terrorisme » et de « menacer l’intérêt de l’État ».

Nous demandons au président Correa que cesse immédiatement ce climat de terreur envers les syndicats, et organisations progressistes équatoriennes, qui ne sont rien de plus ou de moins que le reflet de la contestation populaire. Nous exigeons aussi que notre camarade Fadua Elizabeth Tapia Jarrin ainsi que tous les syndicalistes soient relachés d’urgence.

DIDF-Jeunes
6 mai 2012