Nous appellons à soutenir le Front de Gauche

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DIDF Jeunes appelle à soutenir le Front de gauche

Rompre avec le néolibéralisme

À l’heure actuelle, la situation des jeunes se dégrade partout. Partout en Europe, tous les jeunes ont le point commun d’être touchés par cette crise économique du capitalisme et des politiques néolibérales de tous les gouvernements respectifs. Bien qu’avant la crise la situation des jeunes en France n’était pas excellente, on notera qu’il y a eu un avant et un après 2008. Elle a effectivement permis de montrer clairement pour des très larges couches populaires que les gouvernements, dont celui de Sarkozy, sont au service exclusif des riches. Alors que toutes les classes populaires sont frappées par une paupérisation et leurs pouvoirs d’achat se dégringolent, les riches de ce pays ont continué à s’enrichir et s’engraisser encore et encore. Les gouvernements demandent sans cesse des sacrifices à travers des plans d’austérités successives, mais ce sont toujours les mêmes qui les paient.

On entend toujours les mêmes rengaines pour légitimer ces plans d’austérité : baisser le coût du travail. Or, cette politique néolibérale suivie depuis des décennies par des gouvernements successifs, avec une cadence accélérée par Sarkozy depuis cinq ans, non seulement n’a pas permis de baisser le chômage, mais bien au contraire elles n’ont provoqué que de plus de pauvretés, plus de misères, plus d’inégalités, etc… Alors, nous disons ça suffit ! Le néolibéralisme n’a pas d’avenir ni pour les jeunes, ni pour nos parents. Il faut rompre immédiatement avec lui et proposer un plan d’action en prenant en compte toutes les revendications les plus urgentes et légitimes de toutes les couches populaires, des travailleurs, des jeunes, des femmes, des immigrés afin de pouvoir former un front commun contre le néolibéralisme. Le programme du Front de gauche possède selon nous toutes les potentialités pour pouvoir provoquer cette rupture et lancer un front élargi capable de lancer une dynamique populaire en mesure de refouler toutes les attaques du néolibéralisme.

La rupture doit se faire avec le néolibéralisme et pas seulement avec Sarkozy

Il faut évidemment battre Sarkozy, cependant sous prétexte que son quinquennat a été l’un des plus durs pour les classes populaires, il ne faut pas tomber dans le piège de « sauter dans les bras du premier venu ». L’anti-sarkozysme ne suffira pas à gagner les prochaines élections et surtout à provoquer une dynamique populaire de lutte et de résistance. Sans un programme politique de rupture avec le néolibéralisme et qui soit en accord avec les attentes des classes populaires, il n’est pas possible d’envoyer aux ordures toutes les régressions sociales votées depuis au moins trois décennies. Il ne faut donc pas se tromper de cible. Les Sarkozy sont au service d’une politique, et c’est contre celle-ci que nous devons nous battre et c’est avec elle que nous devons rompre. On ne peut donc donner aucun chèque blanc à un candidat qui ne satisfait pas les revendications les plus urgentes et les plus élémentaires des jeunes.

La représentativité politique des jeunes, des femmes et des personnes issues de la diversité

La France connaît une crise profonde de ses institutions qui ne représentent plus finalement les citoyens français, mais seulement une élite bien choisie. Si on disait à un étranger que le parlement est le reflet du peuple, il croirait sans doute que la France est composée d’hommes blancs, de plus de 60 ans, souvent diplômés de grande école et seulement de 20% de femmes, pas d’ouvrier, que très peu de noir et pas de maghrébins. Il faut donc changer les lois électorales pour permettre à ces catégories de pouvoir être représentées et de participer activement à la vie politique. Il faut de surcroît rompre avec la logique de la Ve République qui désigne un Président au dessus des lois et surtout une vie politique où tout se fait autour lui. Cette même logique impose une campagne présidentielle qui se focalise sur des candidats, et non sur leur programme politique. Elle nous impose de voter au deuxième tour contre un candidat et non pour un programme politique qui défend nos revendications. Eh bien nous disons d’emblée que nous voterons contre le néolibéralisme, quel que soit son candidat, aussi bien au 1er qu’au 2e tour.


Un statut social pour les jeunes

Nous autres – étudiants, lycéens et jeunes travailleurs – appelés la « génération perdue » par le Bureau international du Travail, sommes confrontés quotidiennement aux galères de ce système. Seulement 25% des 2,4 millions d’étudiants touchent la bourse sur critères sociaux. Environ 75% des étudiants n’ont donc pas droit à cette bourse et une bonne partie de ces derniers sont dans l’obligation de se salarier pour étudier. Le salariat étudiant est la première raison d’échec dans l’enseignement supérieur selon l’Observatoire de la Vie étudiante. Les rares étudiants qui touchent la bourse savent bien que ce n’est pas suffisant pour se loger, se nourrir, et s’instruire correctement. C’est pourquoi nous réclamons la hausse immédiate des montants des bourses. C’est l’économie qui doit être au service de l’Homme, et non l’Homme au service de l’économie.

Régularisation de tous les travailleurs et jeunes sans-papiers

Enfin, parlons de la question qui nous touche plus que les autres : celle de l’immigration. Nous sommes issus de famille d’immigrés et savons plus que n’importe qui l’importance pour ces gens de se sentir en sécurité dans ce pays. Il est primordial qu’ils ne vivent pas dans la peur d’être reconduit à la frontière du jour au lendemain. Il faut régulariser tous les travailleurs sans-papiers, car un travailleur sans papiers est une personne qui est à la merci du patronat, et qui est aussi une personne ne pouvant pas défendre ses droits, car elle ne pourra pas se syndiquer. La lutte contre le néolibéralisme exige de fait une égalité entre tous les travailleurs et donc une régularisions de tous les travailleurs sans-papiers. Au final, cette politique d’immigration ne sert que le patronat qui exploite ces immigrés venus en France souvent à la suite d’une misère et des guerres provoquées par les Occidentaux. Il faut par ailleurs immédiatement régulariser tous les lycéens et étudiants sans papiers, afin de leur permettre de réussir leurs scolarités et construire leur avenir.

Lutter pour notre avenir

Telle sera la ligne que nous défendrons durant cette période de campagne électorale. Cependant, nos revendications ne se limiteront pas à cette période et nous savons que sans nous battre il n’est pas possible de construire un avenir meilleur. La lutte et l’organisation de cette mobilisation doivent donc primer sur tout le reste. En effet, la division du mouvement des travailleurs et syndical, d’abord entre eux, et ensuite avec le mouvement de la jeunesse est un grave handicap qui permet au néolibéralisme de faire passer ses contre-réformes. C’est l’unité du mouvement social qu’il faut défendre et pour laquelle il faut se battre sans cesse. Seule une telle unité peut provoquer un dynamisme populaire capable de riposter contre les régressions sociales. L’exemple du 29 mai 2005 est toujours là pour montrer qu’il possible de gagner des batailles. Mais cette victoire montre qu’il faut être capable de défendre les revendications de toutes les couches populaires, qu’il faut un front et une unité de principe, qu’il faut être capable de dépasser le cadre limité d’une campagne électorale, qu’il faut s’appuyer sur les couches populaires afin d’assurer l’unité non de quelques organisations, mais du mouvement social et des travailleurs. Parce que le Front de gauche nous semble capable d’assurer un tel front populaire, parce qu’en cette période où les couches populaires et les jeunes observent le programme des candidats et qu’ils veulent tous battre Sarkozy, parce que le programme de Front de gauche contient les revendications les plus urgentes des couches populaires et des jeunes, DIDF-Jeunes appelle tous les jeunes à lutter aux côtés des militants du Front de gauche et à voter pour celui-ci.

 

Paris, le 27/02/2012

Contact : Anil CIFTCI
Mail : didf.jeunes@gmail.com

L’appel en format pdf