Motion sur la question kurde.

Manifestante kurde

C’est sur une proposition des étudiants membres de DIDF-Jeunes qui sont aussi syndicaliste étudiant dans les AGE de l’UNEF Paris 13 et de Paris 12, qu’a été adopté une motion sur la question kurde lors du collectif national de l’UNEF réunis à Paris le dimanche 2 octobre. Cette motion présentée par la Tendance Majorité Nationale, a été voté à l’unanimité grace aussi au soutient de la Tendance pour une UNEF unitaire et démocratique (TUUD) et de la Tendance Refondation Syndicale (TRS).

En quête de liberté et de droits, le peuple kurde est victime de multiples répressions depuis des décennies, qui font de la question du sort du peuple kurde une des raisons de l’instabilité dans cette région. Ces répressions ont eu pour conséquence l’exil de milliers de kurdes à travers le Moyen-Orient et l’Europe, victimes des différents conflits qui ont touché la région

Ce peuple à cheval sur quatre pays : l’Iran, l’Irak, la Turquie et la Syrie, et bien que minoritaire dans la région, revendique sont droit à être maître de son destin. En effet, en Turquie ils sont au cœur d’un conflit qui dure depuis plus de 25 ans et qui a fait plus de 50 000 morts des deux cotés, en Irak ils ont subi de nombreux massacres de la part de l’ex-dictateur Saddam Hussein condamné pour crime contre l’humanité, aujourd’hui en Syrie, où ils représentent une part non-négligeable de la population, ils se sont joints au soulèvement historique de la population syrienne contre le régime autocratique en place et sont les victimes de la répression du régime de Bachar Al Assad.

L’UNEF, attachée aux valeurs universelles d’égalité, de liberté et de justice sociale se déclare solidaire des revendications légitimes portées par des millions de kurdes pour la reconnaissance de leurs droits.

L’UNEF condamne les exactions et discriminations quotidiennes perpétrées à l’égard des populations kurdes. En interdisant tout accès à un enseignement kurde dans les écoles et en empêchant toute expression de la culture kurde, l’Iran et la Turquie notamment, tentent d’annihiler la diversité culturelle, pourtant porteuse d’une richesse supplémentaire dans un pays.

Pour y mettre fin l’UNEF appelle les États concernés à garantir enfin l’égalité des droits entre kurdes et turcs, syriens, iraniens et irakiens.

L’UNEF réaffirme sont attachement au droit des peuples à disposer d’eux mêmes comme moyen d’émancipation individuelle et collective et comme chemin pour la paix. A l’heure d’une transformation sociale sans précédent au Moyen Orient, c’est plus que jamais l’occasion de trouver enfin une issue politique à une situation discriminatoire, en reconnaissant le droit à l’auto-détermination du peuple kurde sur tous les territoires où il est présent.

Motion adoptée à l’unanimité par le collectif national de l’UNEF le Dimanche 2 octobre 2011 à Paris.